Après le confinement, la résilience pour rebondir

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La crise du COVID 19 est loin d’être terminée. Mais nous allons vivre une étape intéressante avec la mise en place de mesures de déconfinement. Nous allons sortir de plus en plus de nos « tanières » où on nous a reclus et chercher à nous rendre compte de l’ampleur des conséquences : Tout d’abord ai-je la santé, ainsi que mes proches ? Ai-je encore mon job ou mon commerce est-il encore viable ? Qu’en est-il de mes finances personnelles après ma réduction de salaires, après la fermeture temporaire de mon activité ? Ai-je envie de revoir mes collègues ? Qu’en sera-t-il des prochains mois ? Est-ce que je risque encore d’attraper ce satané virus ? Vais-je pouvoir me relaxer et penser à autre choses pendant l’été, moment de ressourcement par excellence ?

Toutes ces questions traduisent des inquiétudes bien réelles et de circonstances, qui peuvent générer un impact psychologique plus ou moins important dont chacun ne va pas se remettre de façon égale.  Cela va dépendre de notre « résilience ». Ce mot vulgarisé par Boris Cyrulnik, est aussi de plus en plus évoqué dans le monde du travail où les changements et transformations s’accélèrent. Alors que revêt-il ? Bien sûr être résilient c’est savoir résister à l’adversité, encaisser le choc, et rester debout, et ce malgré les coups de boutoir dans nos repères de vie qui sont censés nous rassurer. Mais la résilience c’est aussi savoir rebondir après un moment difficile, un coup dur, un choc psychologique et se reconstruire positivement. Et cela ne se fait pas en revenant simplement au même état d’esprit dans lequel nous étions avant le traumatisme. Nous sommes tous secouées par cette crise, à des degrés divers. Certains ont perdu des proches, d’autres leur gagne pains, voir leur sérénité pour les prochains mois. Pour eux, rebondir sera plus long, plus douloureux. Surtout si nous ne sommes pas conscients de nos mécanismes de défense, tels : le « déni », la banalisation pour moins avoir à souffrir de la réalité – ce virus n’est qu’une simple grippe, je ne vois pas pourquoi on en fait un tel patacaisse – ou encore « l’hyperactivité » (Rat race) – je n’ai jamais été aussi occupé que durant ce confinement – et aussi « l’intellectualisation » : on va chercher à tout rationnaliser pour fuir le ressenti pénible – ce virus est le signe que notre monde ne tourne pas rond et qu’il faut qu’on change radicalement nos façons de vivre et de travailler – . Ces mécanismes de défense nous permettent de garder un équilibre émotionnel vont ralentir le processus de résilience, de transformation.

Pour sortir de cette crise par « le haut », en faisant preuve de résilience, il est nécessaire de faire évoluer la manière dont on se perçoit, de ce qu’on attend des autres et de la vie sur cette planète. Celles et ceux qui pourront transformer leur manière d’être et de penser pourront tirer des leçons utiles de cette crise, parce qu’elles auront considéré cette difficulté comme un défi pour élever leur niveau de conscience.

Alors quels sont les dimensions que l’ont peut développer, quelles sont les ressources que nous pouvons mobiliser pour renforcer sa résilience ?

Pour nommer quelques-unes des dimensions qui peuvent être renforcées :

L’optimisme, qui n’est pas avoir une pensée positive, mais voir aussi les bons côtés de la vie et maintenir une attitude positive même dans l’adversité. Réaliser que ces évènements sont temporaires et non pas permanents ; qu’ils n’affectent qu’une partie de notre vie et que nous ne sommes pas notre malheur.  Les personnes résilientes ne se considèrent pas comme des victimes.

Ensuite, les personnes résilientes sont empathiques et compatissantes, mais elles ne perdent pas de temps à se préoccuper de ce que les autres pensent d’elles, de ce qui va se commenter sur les changements dans sa vie. Elles entretiennent des relations saines, mais ne se laissent pas dicter par les autres ce qu’elles doivent penser.

La résilience est renforcée par une capacité à se réaliser dans la vie, c’est-à-dire à avoir des objectifs, un but de vie et de mettre des choses en place pour les atteindre. Bien sûr il y aura des échecs, mais ils ne nous empêcheront pas de réaliser nos rêves.

Toutes ces dimensions de l’intelligence émotionnelle ne sont pas qu’innées ; elles peuvent se développer. Prendre soin de son sommeil, pratiquer de l’activité physique et bien s’alimenter renforcent la capacité d’être conscient de ses émotions et de savoir les exprimer. Nous pouvons devenir conscients qu’un sentiment d’angoisse peut être amplifié par une pensée négative. Nous avons la capacité de restructurer notre manière de penser, de redéfinir ce qui est important dans nos vies, et à nous fixer un cap, éclairé par nos rêves.

Si nous n’avons pas le choix de la situation actuelle, nous avons le choix de comment nous souhaitons y réagir. Un coach pourra vous y aider.