La confiance fait tourner le monde. Le vôtre aussi ?

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Peut-on faire confiance aux vaccins pour venir à bout de cette pandémie ? Doit-on faire confiance au Conseil fédéral pour ébaucher une voie de sortie de crise ? Faites-vous confiance à votre supérieur hiérarchique pour vous faire progresser dans votre carrière ? Faites-vous confiance à votre partenaire pour cogérer la cellule familiale ?

La confiance est un ingrédient omniprésent de progrès et de bien-être dans la vie et pourtant elle est parfois difficile à dispenser.  Alors d’où nous vient-elle ? Pourquoi l’octroyons-nous  qu’avec beaucoup de réserves ?

Essentielle à la marche du monde

A la base, la confiance est une espérance, un pari qui consiste à continuer de se sentir en sécurité même lorsqu’on se fie à quelqu’un, en exposant une partie de sa vulnérabilité. La vulnérabilité est donc un aspect important de la confiance. Lorsque vous faites confiance à quelqu’un, vous placez votre bien-être ou votre réussite hors de votre propre contrôle tout en  acceptant que les choses soient faites différemment de ce que vous imaginiez au départ. C’est pourquoi certaines personnes ont énormément de mal à apprendre à faire confiance aux autres.

On dit souvent que la confiance est une denrée rare : les fake news, les inégalités, le manque de transparence, une instabilité de l’économie sont autant de facteurs qui sapent notre confiance dans les institutions, les figures d’autorité et les médias. Pourtant, c’est la confiance qui fait tourner les organisations et le monde en général : il faut de la confiance en son chirurgien pour se laisser ouvrir l’abdomen, dans le pilote pour monter dans l’avion, dans la responsabilité de son enfant pour le laisser partir seul la première fois à l’école…

Avec la confiance vient le sentiment de sécurité. Et avec la sécurité, les gens sont prêts à prendre des risques, à suggérer des idées hors des sentiers battus, à consentir des efforts supplémentaires au profit des autres. D’après Patrick Lencioni , le manque de confiance est le dysfonctionnement le plus important d’une équipe, à l’origine de la plupart des autres.  Les gens investissent alors beaucoup d’énergie à se protéger ; ils n’osent pas entrer en conflit ; ils ne se responsabilisent pas et ne veillent qu’à préserver leur statut et leur ego. Il n’est pas possible donc de se sentir épanoui au travail sans ce sentiment de confiance.

Mais instaurer la confiance est plus facile à dire qu’à faire. Stephen Covey, l’auteur de la « Vitesse de la Confiance », décrit celle-ci comme étant une fonction de la crédibilité, de la fiabilité, de l’intimité existant entre différents individus.  Elle est inversement proportionnelle à l’agenda personnel que pourrait dissimuler une des parties. La crédibilité se construit à partir des faits, des comportements, qui se développement à partir d’accords établis, à partir de valeurs partagées. Un manager qui ne montre pas l’exemple, qui fait le contraire de ce qu’il prône ne sera pas digne de confiance. S’il s’engage à obtenir des ressources et qu’il oublie de le faire, il perdra la confiance de ses employés aussi. Un collaborateur qui ne partage pas ses intentions, ses priorités, suscitera la méfiance. S’il s’appuie sur son équipe pour obtenir une promotion, on ne se fiera plus à lui.

En mouvement permanent

Il est par ailleurs établi que la raison principale pour laquelle les collaborateurs ne font pas confiance en leur manager, est parce que le manager ne fait pas confiance en ses collaborateurs.  La confiance est donc constamment en mouvement, soit vers un renforcement, soit vers une dégradation.  

Alors quelques conseils pour développer votre confiance dans vos relations, au travail comme à la maison : travaillez la « confiance en vous » ; ensuite, osez la communication non-violente , parlez au « je », nommez ce que vous percevez et ressentez; soyez clair par rapport à vos attentes.; dévoilez- vous de manière honnête et authentique. L’écoute est aussi un instrument important pour gagner la confiance de l’autre. Si vous avez le sentiment d’avoir été entendu, vous ressentez une relation privilégiée, intime à l’autre. Enfin, créez un environnement psychologiquement sûr : accueillez les erreurs comme des résultats « normaux » de prises d’initiatives, de telles façon à ce qu’elles soient des opportunités de croissance.  Ne tombez pas trop facilement dans le jugement, dans la recherche de coupables : cela va miner la confiance ; mais développez un environnement de responsabilités.  Et commencez à assumer les vôtres en toute transparence, en toute confiance…

Philippe Vaneberg /Carole Warlop